‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 265 sur 309 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

PÉDRIGO , OLIVIER , un valet d'auberge.

LE VALET

Voilà, not' maîti'e, des chevaux de main qui arrivent, et je venons vous demander dans quelle écurie il faut les loger.

PÉDRIGO.

Parbleu! dans celle que j'ai fait préparer j il n'y a pas de doute que ce ne soit déjà une partie des équipages de la princesse.

LE VALET

Ce n'est stapendant pas son nom que j'ons lu sur la converture des chevaux.

PÉDRIGO.

Et quel nom y avoit-il ?

LE VALET

Celui du voyageur à qui ils appartiennent.

Eh bien, imbécille ! quel est ce voyageur à qui ils appartiennent ?

LE VALET

Jean de Paris.

(Il son. )

:^c)2 JEAN DE PARIS.

PÉDRIGO.

Jean de Paris !

OLIVIER

Oui 5 comme il lui prend souvent fantaisie de parcourir pédestrement avec moi les chemins de traverse , il envoie devant lui ses chevaux.

PÉDRIGO.

Ses chevaux! (AOiivier) Couvrez-vous donc, mon petit ami, couvrez-vous... Pourriez-vous me dire ce qui amène M. Jean de Paris dans la Navarre ?

OLIVIER

11 vient visiter la capitale.

PÉDRIGO.

Peste ! il sera content ; c'est une belle ville que Pampelune !

OLIVIER

J'e^ ai entendu parler dans mon enfance. En sommes-nous encore loin ?

PÉDRIGO.

A une demi-journée tout au plus... Comment vraiment ! votre maître compte! l s'arrêter ici ?

.id lia

OLIVIER

r'>ili«CI<ir.

ï>ans doute .

PÉDRIGO.

En vérité, je suis désolé de ne pouvoir... mais ce-

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