‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 269 sur 309 · ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI

On voit gens de toute manière ,

A pied , à cheval , en litière .

C'est l'un avec son cor , tou , tou , qui vous poursuit : L'autre avec sou fouet, clic , clac, vous étourdit.

On ne voit que bagages.

Equipages ,

Chariots ,

Et ballots

Et chevaux.

Vient ensuite notre musique , Superbe et même magnifique ; Car elle fait un tel fracas , Que souvent on ne s'entend pas.

Lorsque mon maître est en voyage , etc.

PÉDRIGO. ; ,:iiitj

Ah çà ! mais votre maître est donc?...

OLIVIER

Un voyageur que nulles dépenses n'effraient, et qui , lorsqu'il est content de son hôte , ne le quitte jamais sans lui laisser les preuves les plus palpables d^sa magnificence et de sa générosité.

PÉDRIGO , à part.

Peste !

OLIVIER

Il suit de près ses équipages 5 ainsi donc qu'on dispose au plus tôt le petit entresol.

3^8 JEAN DE PARtS.'^

PÉDRICO, lirant à part Olivier.

Attendez... attendez ! je fais encore une réflexion j votre maître ne doit s'arrêter ici que pour dîner : ce seroit bien le diable si, justement pendant ce tempslà , mes autres voyageurs alloient arriver. Je ne vois donc pas pourquoi , au lieu de mettre M. Jean de Paris dans cet entresol, où il seroit fort à l'étroit, je ne le logerois pas au premier, dans le grand appartement.

OLIVIER

Sans doute... allons ! va pour le grand appartement du premier 1

LOREZZA.

Mais, mon père, il falloit donc me dire cela ; à présent, moi, voilà que j'ai arrangé la chambre comme pour une princesse , et non pas. . .

PÉnRIGO.

Eh qu'importe ! ne te l'ai-je pas dit cent fois ? ici nulle différence entre les voyageurs : mêmes soins , mêmes égards pour tous. Oh ! je suis ferme en mes principes, moi. ( A Olivier. ) Ah çà! vous m'avez bien dit le nom de votre maître ; mais j'ignore ce qu'il est, ce qu'il fait.

Il dort, il boit, il mange, se promène et se repose.

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