‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 273 sur 309 · JE.4N · texte numérisé non relu

JE.4N

Et cet autre, quel est-il?

PÉDRIGO.

M. le grand sénéchal de Son Altesse Madame la princesse de Navarre.

JEAN

Et M. le grand sénéchal de Son Altesse Madame la princesse de Navarre , que vous a-t-il donné pour cela?

PÉDRIGO.

Toute mon auberge est payée par lui , sur le pied W de vingt piastres.

JEAiV y lui jc'Iuut uno bourse.

En voilà cent. (Asesgcus. ) Enfans, toute l'auberge est à votre disposition.

PÉDRIGO.

C'est fort Lien j mais cependant. . .

JEAN , i Pcdrigo.

Avez-vous de quoi traiter moi et mes gens?

PÉDRIGO.

J'ai bien ici des provisions 5 mais le sénéchal les a aussi retenues d'avance.

JEAN j jetaiil une bourse i Pédrigo.

Moi, d'avance, je les paie. (A ses gens.) Amis, les provisions vous appartiennent.

PÉDRIGO.

Mais c est...

JEAN

Un marché conclu; allez donner vos ordres.

LOREZZA , a part.

AI. le bourgeois de Paris a le ton bien décidé.

PÉDRIGO , à part.

Je ne sais quelle puissance me force d'en passer par où ce diable d'Iiomme-là veut. Dépêchons-nous pourtant de tout préparer, afin de le garder le moins possible, (iiaui.) Allons, vous autres ! suivez-moi : je vais vous donner un échantillon de mon savoir-faire.

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