‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 274 sur 309 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

JEAN, OLIVIER

Eh bien ! Olivier, que dis-tu de cette manière de voyager ?

OLIVIER

Elle est neuve , bizarre , même un peu folle ; c'est plus qu'il n'en faut pour la rendre cbarmante aux yeux d'un page , Monseigneur.

JEAN

Tu penses donc ?. . .

OLIVIER

Qu'à cet habit simple et grossier que vous portez avec une aisance extraordinaire , qu'à ces manières grivoises que vous imitez avec tant de naturel , il n'y a personne qui ne vous prenne plutôt pour un bour-

4o4 JEAN DE PARIS.

geois de la cité, que pour le fils de Philippe de Valois, et l'héritier présomptif de la couronne de France.

JEAN

Tu conviendras aussi que mon nom, qui n'est rien moins que pompeux , me seconde à merveille dans Je plan que j'ai formé.

OLIVIER

Le titre de roi de France, qui doit le suivre un jour, suffiroit pour lui donner de l'éclat, si toutefois vos actions ne s'étoient pas chargées de ce soin.

Point de louanges, je ne les aime point. En alliant, le mieux que j'ai pu, l'intérêt de ma gloire au soin de mes plaisirs, je n'ai fait qu'accomplir la loi que l'honneur prescrit à tout brave et preux chevalier.

OLIVIER

Que ce nom est cher à mon cœur ! et que les devoirs qu'il impose me semblent doux à suivre !

JEAN

Apprends à les connoître, poui* les bien remplir un jour.

DVO.

Rester à la gloire fidèle, Des daines chérir les attraits :

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