ACTE I, SCÈNE X. 4<i
PEDRIGO.
Me traitera de fripon.
JEAN
Pour le moins.
PÉDRIGO.
Me fera pendre.
JEAN
Tout au plus.
PÉDRIGO.
Par ma foi ! c'est bien assez ; et je vous regarderois comme le plus charitable des humains , si vous vouliez mi' épargner ce désagrément.
JEAN
Eh bien ! (jue faut-il pour cela ?
PÉDRIGO.
Partir au plus vite, vous et vos gens. Il n'y a pas un moment à perdre 5 songez que la princesse de Navarre, cet auguste personnage, dont vous occupez ici la place, suit de près le sénéchal, et s'attend, à son arrivée , à trouver son repas et son logement tout prêts.
JEAN
Vraiment ?
PÉDRIGO.
Sans doute.
4tï JEAN DE PARIS.
TEAN .
Vous m'en direz tant!...
PÉDRIGO.
Ces considérations doivent vous paroître...
JEAN
Sans réplique.
PÉDRIGO.
Vous allez donc ?. . .
JEAN
Retrouver mes gens, et leur dire de faire les apprêts...
PÉDRIGO.,
De leur départ ?
JEAN
De mon dîner... De votre côté, mon cher hôte, ne négligez rien pour que mon repas soit digne de votre réputation, et de mon appétit.
(Il sort.)