‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 280 sur 309 · SCÈNE XIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIL

LE SÉNÉCHAL, PÉDRIGO, LOREZZA.

JIR.

LE SÉNÉCHAL

Qu'à mes ordres ici tout le monde se rende; C'est moi, grand séne'chal, moi qui parle et commande. Puisqu'en ce lieu c'est à moi d'ordonner , J'ordonne donc qu'on serve le dîner.

C'est la princesse de Navarre , Que je vous annonce en ces lieux ; C'est la merveille la plus rare Qu'ait pu former la main des dieux.

Monsieur...

LE SÉNÉCHAL

C'est bon.

LOREZZA.

Faut-il?...

4i4 JEAN DE PARIS.

LE SÉNÉCHAL

Silence !

PÉDRIGO , à part.

Bou dieu ! quel air ! quelle importance ! LE SÉNÉCH4L.

La princesse trouvant

Tout prêt en arrivant ,

De son grand sénéchal reconnoîtra le zèle.

Bravo ! s'écriera-t-elie ; Puis , avec cette grâce aimable et naturelle

Qui ne sauroit l'abandonner , Elle dira... dira... qu'on serve le dîner.

C'est la princesse de Navarre, etc.

Par vos soins , votre zèle , Méritez sa faveur; En ce lieu , que pour elle On redouble d'ardeur.

C'est la princesse de Navarre Que je vous annonce en ces lieux.

C'est la merveille la plus rare Qu'ait pu former la main des dieux.

PÉDRIGO , à part.

Tâchons de payer d'assurance. (Haut.) C'est aujourd'hui, sans doute... un grand honneur pour moi... <jue d'avoir l'honneur de recevoir un hôte tel que M. le grand sénéchal.

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