ACTE II, SCÈNE IX
voix l'enveloppe grossière qui vous couvre tombe, et vous laisse voir sous le plus riche appareil !.. .
( Les soubrevestes de tous les seigneurs de la suite du prince tombent; ils paroissent sous le costume le plus brillant. )
LE SÉNÉCHAL
Est-ce un rêve !
LOREZZA.
Ah , mon Dieu ! est-ce que tous les bourgeois de Paris ont de beaux habits comme ça ?
JEAN
Je ne veux rien laisser à désirer à M. le sénéchal 5 pour achever de lui complaire, je change aussi d'état, je renonce à la bourgeoisie 5 et, de mon autorité privée , je m'institue prince héréditaire de France.
LE SÉNÉCHAL , à part.
Allons, allons !c est le prince lui-même! ( a Jean.) Ah! seigneur! excusez ma méprise j et, qu'en faveur de l'heureuse union...
JEAN
Elle obtient donc enfin votre aveu, M. le sénéchal? j'en suis charmé. (A sa suite. ) Oui, braves compagnons d'armes, l'hymen va m' unir à la princesse de Navarre; quel objet fut jamais plus digne de votre hommage! imitez son époux, et tombez tous à ses pieds.
( Les personnages de la suite de Jean s'inclinent et baissent leurs armes devant la princesse , au son d'uae fanfare brillante. )