‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 41 sur 309 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

RIBÂLDO.

Allons! allons! pour en finir; avec la permission de Monseigneur, c'est moi qui lirai.

FÉDRILLE.

Libre à vous de rendre ainsi tout le monde témoin des reproches que mérite votre nièce.

RIBALDO.

Paix! (Dlit.) « Moi, comte d'Orlandez, fais savoir à )) tous ceux chargés de la poursuite de l'affaire de Do- » rescos, que, d'après les vives sollicitations de Zélina, )) et le tendre attachement qu'elle m'a ténioigné... »

PÉDRILLE

Vous l'entendez, qu'elle m'a témoigné...

RIBALDO, lisant.

« Avoir pour son mari, je me suis décidé à lui ac- » corder la grâce du coupaLle... »

FÉDRILLE.

Qu'entends-je!

RIBALDO, continuant.

« Je m'y détermine d'autant plus aisément, qu'il » est reconnu que, pendant l'action, Pédrille s'étoit » réfugié dans le creux d'un arbre, et n'a pu par )) conséquent y prendre aucune part. » Pourroit-on savoir, M. Pédrille, ce que vous faisiez là?...

(io LE NEGKE l'AR AMOUR.

l'ÉDHILLE.

J'obsorvois les raouveniens,

RIBALDO.

Allons, allons, rougissez j et tombez aux pieds de Monseigneur.

LE COMTE

Dites plutôt à ceux de sa femme.

PÉDRILLE

M'y voici, et (\(t bon cœur! me pardonnes-tu?

ZÉLINA.

Les femmes sont si bonnes ! El quoi , lu seras donc toujours jaloux?

PÉDRILLE

Eh ! comment , quand on posst^de un trésor , ne pas craindre de le perdi'e ! Monseigneur, je sens qu'en ce moment j'ni aussi besoin de toute votre indulgence,

ZI^XINA.

Je la réclame en sa faveur.

LE COMTE

11 est sûr de l'obtenir j ne doit-ce pas être un jour de fête générale (jue celui où ma Sophie m'est rendue ?

l'LDHII.LE, vivement.

Votre Sopilie vous est rendre? quel bouheur l

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