SCÈNE IL
PÉDRILLE, ZÉLINA.
ZÉLINA. Elle apporte le déjeuner.
Bonjour, Pédrille.
PÉDRILLE
Bonjour , ma chère petite femme. Qu'apportes-tu donc là ?
ZÉLINA.
Notre déjeuner, que mon oncle va venir partager avec nous.
PÉDRILLE
Ah ! tant pis ! Un tête-à-téte avec ce qu'on aime est une si jolie chose !
Oui , quand il ne se passe pas en querelles , en reproches , en jalousie.
PÉDRILLE
Tu as raison • aussi ai-je bien pris mon parti d'abjurer pour toujours une pareille frénésie... Mais qui retient donc Ribaldo?
ZÉLINA.
Il lit des lettres qu'il vient de recevoir j je crois qu'il y en a une de monseigneur le comte Orlandez.
PÉDRILLE
Du comte Orlandez ?
ZÉLINA.
Oui , du comte Orlandez.
PÉDRILLE, avec une gaîté forcée.
Je ne sais pourquoi 5 mais on diroit que ton visage s'épanouit toutes les fois que lu prononces ce nom j jamais le mien n'a produit sur toi un tel effet; et cependant je ne vois pas ce que ce nom d'Orlandez a de