‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 5 sur 309 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

PÉDRILLE, ZÉLINA.

ZÉLINA. Elle apporte le déjeuner.

Bonjour, Pédrille.

PÉDRILLE

Bonjour , ma chère petite femme. Qu'apportes-tu donc là ?

ZÉLINA.

Notre déjeuner, que mon oncle va venir partager avec nous.

PÉDRILLE

Ah ! tant pis ! Un tête-à-téte avec ce qu'on aime est une si jolie chose !

Oui , quand il ne se passe pas en querelles , en reproches , en jalousie.

PÉDRILLE

Tu as raison • aussi ai-je bien pris mon parti d'abjurer pour toujours une pareille frénésie... Mais qui retient donc Ribaldo?

ZÉLINA.

Il lit des lettres qu'il vient de recevoir j je crois qu'il y en a une de monseigneur le comte Orlandez.

PÉDRILLE

Du comte Orlandez ?

ZÉLINA.

Oui , du comte Orlandez.

PÉDRILLE, avec une gaîté forcée.

Je ne sais pourquoi 5 mais on diroit que ton visage s'épanouit toutes les fois que lu prononces ce nom j jamais le mien n'a produit sur toi un tel effet; et cependant je ne vois pas ce que ce nom d'Orlandez a de

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