‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 53 sur 309 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ZORAIME, ZULNAR,

ZORAÏME.

Cher Enolf ! il m'est donc enfin permis de jouir du fruit de mes soins , en vous voyant échappé des dangers auxquels vous vous étiez exposé pour moi : qu'il m'eût été cruel de voir le guerrier qui sauva mes jours victime de sa générosité !

ZULNAR.

Eu expirant pour vous, eût-il pu regretter la vie?

ZORAÏME.

Ah! chassons cette idée, et jouissons dui bonheur que le ciel m'a procuré en vous la conservant.

Si mes jours me sont chers, c'est depuis que vous m'avez permis de vous les consacrer j sans vous, Zoraïme , sans ce tendi'e intérêt que j'eus le bonheur de vous inspirer, quel charme auroit pour moi l'existence ! Ah! si jamais votre cœur!... ( A pan. ) Contraignons-nous.

ZORAÏME.

Vous paroissez distrait, agité j... d'où, vous vient un

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