SCÈNE I
HASSEM, ZÉIDE.
HASSEM
Oui, ma chère Zéide ; je vais être obligé de te quitter avant peu.
ZÉIDE.
En effet, j'ai été témoin de la manière pressante dont Zoraïme engageoit ton maître à voler à la ren-
y4 ZOKAIME Ll ZULNAR.
contre de Zuliiar^ je crains l>ieu de voir recommencer ces maudites guerres qui, pendant si long-temps, ont désolé ce pays ! je ne sais pas pourquoi j mais j'ai dans l'idée qu'elles n'auroient pas beaucoup plus d'attraits pour toi.
HASSEM
Tu te trompes; tel que tu me vois, je suis un diable quand il s'agit de me battre. Dès que je vois l'ennemi , je n'y tiens pas... Je n'écoute plus rien, et même j'ai un défaut , c'est qu'alors la valeur m'emporte si loin. . .
ZÉIDE.
Si loin, qu'on ne te revoit plus.
IIASSEM.
Tiens, Zéide ; je vois avec peine que tu ne rends pas à mon courage toute la justice qu'il mérite.
ZÉIDE.
Oh mon Dieu si ! . . .
HASSEM
Tu sais que Zoraïme a promis qu'au retour d'Enolf elle combleroit ses vœux ; dis-moi dotic quand tu seras déterminée à suivre l'exemple de ta maîtresse?
ZÉIDE.
Quand je te verrai imiter celui de ton maître.