ACTE II, SCENE I
ZÉIDE.
Que tu es heureux ! Voici l'instant qui s'approche où tu vas voler au combat : quel beau jour !...
HASSEM
Que celui où je reviendrai 5 j'espcTe qu'alors...
ZÉIDE.
J'aime à voir la noble ardeur qui t'enflamme.
HASSEM
Mais, au moins , me seras-tu fidèle ?
ZÉIDE, lui parlant toujours sans l'écouter.
Ton absence sera-t-elle longue ?
HASSEM
Je le crains bien j mon maître m'a parlé de certain projet... Au reste, quel qu'il soit, je ne partirai point sans t'en instruire , et te presser encore d'engager ton oncle à consentir à notre union.
ZÉIDE.
Je vais chez lui ; veux-tu m'accompagner?
HASSEM
Je ne puis ; Enolf m'-a dit de l'attendre au bas de ce rempart. Adieu donc , il faut nous séparer.,
ZÉIDE.
Tiens, ne parlons pas de celaj je n'aime pas les adieux. Mais voici ton maître j au revoir.
ç^8 ZORATME ET ZULNAR.
IIASSEM j regardant Zulnar qui s'avance.
11 est si agité qu'il ne voit personne.