‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 69 sur 309 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

ZORAÏME.

AIR

Que vois-je ! Enolf fuit de ces lieux ! Il semble éviter ma présence , Et se dérobe à mes adieux !

Je venois exciter son bras a la vengeance ,

Et contre Zulnar, dans son coeiu- Verser ma haine et ma fmeur!...

Mais , victime de son comage , Si mon amant alloit périr?...

Ah ! chassons loin de moi cette importune image ; De doideur et de crainte elle me fait frémir ! . . . Ciel ! ma douleur plaintive A toi scid a recours ; Si tu veux que je vive, D'Enolf sauve les jours !

Non , non , rien ne ressemble A cet affreux tourment !

Sans cesse mon cœur tremble Pour les jours d'un amant !

io6 ZORAIME ET ZULNAK.

EnuH ! le coup horrible Qui Huiroit ton sort , Frappant mon cœur sensible , Me donneroit la mfirt.

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