AKBÉ ET LES SOLDATS
w I Ah ! quelle horreur l'environne !
g / Son courage l'abandonne ;
Elle cache en vain ses pleurs j
Elle tremble , elle frissonne ;
Et dévore'ses douleurs.
Ah ! quelle horreur m'environne !
Mourir , ô ciel ! j'en frissonne , Sans reparer mes erreurs.
Mon courage m'abandonne; Je succombe, je me meurs.
ZORAÏME.
Ah ! grand Dieu ! c'est moi qui l'entrahie Au supplice affreux qui l'attend.
ZULNAR.
J'emporte en mourant votre haine; C'est mon plus cruel châtiment.
AKBE, aux soldats.
Amis , plus de retardement ,
1Ï2 ZOMIME ET ZULNAK.
Et quo dans la tour on le mène.
ZORAÏME.
Ah ! je sens tout mon corps trembler
LES SOLDATS
Allons ! allons! il faut marcher j Suivez nos pas sans plus tarder.
ZULNAR. ^,,,, ,,, Guidez mes pas sans plus tarder.
ZORAÏME.
Ah ! quel moment affreux s'apprête !
(Aux soldats.) De grâce ! différez encor.
LES SOLDATS
Non.
ZORAÏME.
Eh quoi ! rien ne vous arrête ?
LES SOLDATS
Rien.
ZORAÏME.
Quel sera son sort?
LES SOLDATS
La mort.