‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 73 sur 309 · AKBÉ ET LES SOLDATS · texte numérisé non relu

AKBÉ ET LES SOLDATS

w I Ah ! quelle horreur l'environne !

g / Son courage l'abandonne ;

Elle cache en vain ses pleurs j

Elle tremble , elle frissonne ;

Et dévore'ses douleurs.

Ah ! quelle horreur m'environne !

Mourir , ô ciel ! j'en frissonne , Sans reparer mes erreurs.

Mon courage m'abandonne; Je succombe, je me meurs.

ZORAÏME.

Ah ! grand Dieu ! c'est moi qui l'entrahie Au supplice affreux qui l'attend.

ZULNAR.

J'emporte en mourant votre haine; C'est mon plus cruel châtiment.

AKBE, aux soldats.

Amis , plus de retardement ,

1Ï2 ZOMIME ET ZULNAK.

Et quo dans la tour on le mène.

ZORAÏME.

Ah ! je sens tout mon corps trembler

LES SOLDATS

Allons ! allons! il faut marcher j Suivez nos pas sans plus tarder.

ZULNAR. ^,,,, ,,, Guidez mes pas sans plus tarder.

ZORAÏME.

Ah ! quel moment affreux s'apprête !

(Aux soldats.) De grâce ! différez encor.

LES SOLDATS

Non.

ZORAÏME.

Eh quoi ! rien ne vous arrête ?

LES SOLDATS

Rien.

ZORAÏME.

Quel sera son sort?

LES SOLDATS

La mort.

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