ACTE III, SCENE I
ZORÂÏME.
ROMJNCE.
Pour jeune pastourelle ,
Aimable troubadour Brûloit, depuis long-temps, d'un feu tendre et fidèle j Par ses chants amoureux il sut toucher sa belle , Qui , bientôt , dans son cœur sentit naître , a son toiu' ,
Premiers soupirs d'amour !
La fortune cruelle
Poursuit le troubadour ; Dans les fers il gémit , hélas ! loin de sa belle ; Plus de bonheur pour toi , plaintive pastourelle ! Comme un songe trompeur tu vois fuir sans retour
Tant doux plaisirs d'amour !
Près de la tour obscure ,
Prison du troidaadour , Elle vient exhaler la peine qu'elle endure ; Vouloir la consoler seroit lui faire injure; Laissez-la donc répandre , au pied de cette tour ,
Douces larmes d'amour !
Eh bien !
ZÉIDE.
Je ne vois, ni n'entends rien.
ZORAÏME.
Voilà cependant le jour qui s'approche 5 il faudroit lâcher de profiter de cet instant de calme que fait naître l'absence de tous nos guerriers.