ACTE m, seENE m
USBI.
Votre devoir !
ZORAÏME.
Oui... mon devoir.
USBI.
Il faut que je parle au geôlier de cette prison.
ZORÂÏME.
Et moi aussi.
USBI.
Ah! ah.! vous le connoissez donc? mais pour venir aussi tard, il faut que l'affaire qui vous amène vers lui soit bien importante ?
ZORAÏME.
Oh ! très-importante.
USBI.
Il dort, et cependant vous voudriez trouver le moyen de pénétrer jusqu'à lui?
ZORAÏME.
Oui, c'est ce qui m'occupe en ce moment j je crains que , chargé de la garde de ce nouveau prisonnier , il ne puisse m'accorder l'entretien que je désire.
USBI.
Vous savez donc la nouvelle? comme elle s'est répandue!... Au reste, cela n'est pas étonnant. Beaucoup de monde a été témoin de cet événement ?
laa ZORAIME ET ZULNAK.
ZORAÏME.
Beaucoup.
USBI. ,
On a sans doute été bien étonné ?
ZOnAÏME.
Je le crois.
USBI.
Y étiez-vous ?
ZORAÏME.
Oui*.
USBI.
Ail ! tant mieux 5 vous me conterez comment cela s'est passé... Mais que vois-je? du vin? peste! quelle rencontre! mais par quel heureux hasard?...
ZORAÏME.
C'est moi qui viens d'apporter ce flacon, pour ra'amuscr à Loire en attendant l'instant de parler au geôlier.
USBI.
Hon moyen pour attendre patiemment j mais cela doit vous ennuyer de boire tout seul... Je veux vous tenir compagnie.
(11 boit.) ZORAÏME.
Volontiers, acceptez donc.