ACTE m, SCÈNE III. laS
USBI j remettant son verre.
J'accepte ; allons , mettons-nous là ; aussi bien cela donnera le temps à mes gens de me joindre.
ZORAÏME, à part.
Tâchons de découvrir le sujet qui l'amène.
(Ils s'asseyent auprès de la table. ) DUO.
USBI.
Que cette liqueiu' vermeille Nous fait passer d'heureux jours !
Aimez-vous bien la bouteille ?
ZORAÏME.
Non , rarement.
USBI.
Moi , toujours.
L'amour , pendant votre vie , Eût-il pour vous des attraits ?
ZORAÏME.
Oui , quelquefois.
USBI.
Moi , jamais.
Aimer est une folie ;
(Il prend la bouteille . )
Voilà mon unique amie.
ZORAÏME.
Sans être trop curieux , Puis-je savoir quelle affaire Conduit vos pas en ces lieux ?
1^4 ZOKAIME ET ZULNAK.
USBI.
Ce n'est pas iiu grand mystère.
ZORAÏME , à part.
Bon ! il va le révéler.
USBI.
Cependant , je dois le taire.
ZORAÏME.
Donnez-moi donc votre verre :
(A part.) (Haut. )
Le vin le fera parler.
Croyez qu'en tonte assurance, A mon extrême prudence Vous pouvez vous confier.
USBI j tirant un papier de ta poche.
Vous voyez bien ce papier?
Il doit renfermer , je pense , Le destin d'un prisonnier D'une très-haute importance.
Le grand juge Tisifour, Au gardien de cette tour , M'a chargé de le remettre.
ZORAÏME, à pari.
A chaque mot qu'il me dit, Je sens ma frayeur renaître !
Comment faire pour connoîtrc Ce que contient cet écrit?
( Il l.oit. )