ACTE ï, SCENE I
Ce ton de dignité qu'on voit régner céans , Soient fort souvent pour vous un objet de satire.
SELMOURS.
Tous vos solliciteurs ne me font pas moins rire.
GASPARD
Tant pis; car, par l'effet de l'air qui règne ici , Tel que vous me voyez, je sollicite aussi, Monsieur.
SELMOURS.
Quoi ! vraiment ?
GASPARD
Oui ; je demande une place Pour mon neveu Firmin.
SELMOURS.
Ali! pour un autre, passe.
GASPARD
Oh ! quant à moi , Monsieur ; le Ciel en me formant M'a créé pour servir; je sers , et suis content.
SELMOURS.
Fort bien! je suis cliarmé de ta pliilosopliie.
GASPARD
En lui donnant l'essor, près de vous je m'oublie ; L'heure passe pourtant, et je suis en retard; Souffrez que je vous f[uittc.
i6» LES PROTECTEURS.
Adieu , mon cher Gaspard.
( Gaspard sorl. )