‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 128 sur 232 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MONTALBERT, madame de VALMORE, GASPARD.

GASPARD

Madame. . . (il s'arrête tout court en apercevant Moutalbert.) MADAME DE VALMORE.

Eli bien ! d'où vient ta sotte contenance ?

( A Montalbert. )

Ah! j'y suis à présent; il craint votre présence

MONTALBERT , à Gaspard.

Allons ! allons ! approche, et calme ta frayeur; Madame a Lien voulu parler en ta faveur : Ta pénétration a si peu d'étendue, Dit-elle, que je dois excuser ta bévue. Ainsi donc, j'oublîrai la scène de tantôt; J'eusse puni le fat, j'épargne en toi le sot.

GASPARD

Mille remercîmens !

MONTALBERT.

Voyons ce qui t'amène?

MADAME DE VALMORE

Oui.

GASPARD

De solliciteurs cette anticliamLre est pleine ; D'obtenir audience ils sont fort empressés ; Depuis une heure , au moins , ils sont là.

.MOXTALBERT.

C'est assez.

GASPARD

Ils peuvent donc?...

MONTALBERT.

Suffit. Ces gens-là sont uniques !

On les voit vous poursuivre , armés de leurs suppliques ; Et, s'ils en étoient crus, il faudroit que jamais On ne fût occupé que de leurs intérêts.

GASPARD

La marchande de mode est aussi chez Madame.

Conmient? de si bonne heure ! Oh la charmante femme !

Son temps est précieux ; elle n'attendra pas ,

Et je vais, sans tarder... Daignez suivTe mes pas,

Mon frère ; je voudrois que pour une toilette

Où je dois observer une grande étiquette,

Vous vinssiez me donner quelques sages avis.

Je connois votre goût.

MONTALBERT.

Volontiers, je vous suis.

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