‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 127 sur 232 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

Différent du premier, comme vous pouvez croire. Le voilà ; brûlez l'autre , et donnez celui-ci .

(Il lui remet sou Mémoire.) MADAME DE VALMORE.

Fort bien ; votre désir sera bientôt rempli.

MONTALBERT.

J'aurois bien pu sauver ce soin à votre zèle 5 Mais j'attends, en ces lieux, la lettre officielle Qui doit me faire part de c[uelc[ue changement Fait par le ministère à mon département.

MADAME DE VALMORE

Bien.

A propos.

Quoi donc?

MONTALBERT.

Mes fonds auront , j'espère

Acquitté.

MADAME DE VALMORE

Vous m'avez confié cette affaire.

Et vous aurez tout lieu de vous en applaudir ; Mais, de votre côté, vous pouvez me servir.

MONTALBERT.

Très-volontiers. Sur quoi porte votre demande?

MADAME DE VALMORE

Il s'agit de quelqu'uu que je vous recommande.

MONTALBERT.

Qui donc , ma sœur?

MADAME DE VALMORE

Dervinss j cet employé. . .

MONTALBERT.

Quoi! c'est...

MADAME DE VALMORE, très-légèrement.

Je prends à lui, vraiment, le plus vif intérêt.

Il semble avoir du tact et de l'intelligence j

On le dit, il est vrai , d'une extrême impudence;

Intéressé , vendant fort clier son foible appui

A tous les malheureux: qui s'adressent à lui ;

Mais, au fond, tout cela peut n'être qu'imposture

MONTALBERT.

N'importe; il est prudent, avant de rien conclure.

De savoir si ces bruits Mais qui vient nous troubler?

MADAME DE VALMORE

C'est Gaspard , qui voudroit, sans doute, me parler.

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