‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 145 sur 232 · ACTE m, SCÈNE IV. aaS · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE IV. aaS

MONTALBERT.

Pareils moyens sont nuls entre gens tels que nous. J'aurois pu vous servir par mon crédit; mais vous, Avec ce vil métal , idole du vulgaire , Jamais vous ne sauinez m'être en rien nécessaire.

SELMOURS.

Cependant, par le sort, si vous étiez tralii, Rougiriez-vous d'avoir recours à votre ami ? A moi?

MONTALBERT.

Sans démentir jamais mon caractère.

Si la fortune un jour me devenoit contraire, Je saurois me suffire, et me garderois bien De recourir à ceux qui ne me sont plus rien. Jouissez loin de moi de votre indépendance ; Mais perdez à jamais l'orgueilleuse espérance De me voir, quel que soit le destin en courroux , Cherch,er à l'apaiser en m' adressant à vous.

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