‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 159 sur 232 · HERMAN, MUNSTER, MARIE · texte numérisé non relu

HERMAN, MUNSTER, MARIE

MARIE

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Ail ! bonjour, Frédéric.

MUNSTER

Tu es bien matinal aujourd'hui. ^■

Pais-je mettre trop d'empressement à profiter des bontés dont vous m'avez honoré, en daignant m'agréer pour votre élève dans un art que j'ai toujours chéri ?

MUNSTER

Oh 1 je t'en prie, trêve à ces grandes phrases , qui peuvent être fort belles , mais auxquelles , nous autres bomies gens, nous n'entendons rien; une fois pour toutes, souviens-toi que lorsque je t'ai accepté pour élève, ye ne tlioiiorois point , mais je t'aimois j la confiance avec laquelle tu vins te présenter chez moi , ton goût pour la peinture, ton honnêteté, tout cela me plut, et t'acquis mon amitié.

IIERMAN.

Croyez que ma rcconnoissance...

2 02 IDA

MARIE

Pourquoi? vous ne nous en devez point. Si mon mari vous aide de ses conseils, vous aidez des vôtres ma fille ; et je m'aperçois déjà que depuis que vous lui donnez des leçons elle chante beaucoup mieux... Oh ! je me doutois bien qu'elle ne perdroit pas son temps avec vous !

HERMAN

Il est juste que je tâche de m'acquitter de ce que son père fait pour moi.

MUNSTER, regardant le portrait d'Herman.

Sais-tu que je suis fort content de ton portrait? c'est ainsi qu'en employant mes momens de loisirs à rendre les traits d'un ami, je me dédommage de l'ennui que j éprouve en traçant ceux de tant d'inconnus... Mais Ida ne vient point !

Elle nous suivoit Elle oublie sans doute que

l'heure du déjeuner s'approche. Allez la chercher, Fi'édéric.

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