SCÈNE PREMIÈRE
HERMAN, en enlraïU.
iJuoi! personne encore?... sans doute ils vont descendre. Je crains toujours en arrivant ici de trouver Munster et sa femme instruits de mon déguisement j j'aurois non seulement à essuyer les reproches dont ils m'accableroicnt, mais encore tous les froids sarcasmes de nos merveilleux de la cour j quelle seroit
25o IDA.
leur surprise, s'ils savoient que le chevalier Hermaii d'Unna, allié de l'impératrice, préférant à toutes les beautés qui brillent auprès d'elle, une petite bourgeoise de Prague, vient depuis près d'un mois passer la plus grande partie du jour dans celte demeure paisible, où, loin d'être attiré par le désir de séduire l'innocence, il n'est guidé que par l'amour le plus tendre et le plus réservé !
C'est dans ce lieu simple et tranquille Que vit l'objet de mon ardeur j Ce n'est qu'au sein de cet asile Qii'Herman peut trouver le bonheur!
O mon Ida ! mou Ida chérie !
Objet du plus fidèle amour !
Que ne puis-je, dans ce séjour.
Auprès de toi passer ma vie !
11 s'embellit de ces attraits Qui méritèrent mon hommage ; Et retrace l'hemeuse image De riunocence et de la paix.
Éclat trompeur ! vaine puissance !
Vous ne flattez plus mes désirs,- Palais ! où brille Topulence , Je renonce à. tous vos plaisirs.
C'est dans ce lieu simple et tranquille j etc. Mais j'entends du bruit... C'est Munster et Marie.