ACTE I, SCENE IX
MUNSTER , après avoir lu.
O ciel! dois-je en croire mes yeux!
IDA
Mais quel transport!
MUNSTER
Jour trop heureux!
Ecoute. (Il lit.) a Cher Munster, tout l'éclat dont je brille
» Wa point effacé de mon cœui-
» Le souvenir de votre fille.
» Ne me rclusez point un instant de bonheur,
)) Et souffrez que Sophie » Se retrouve en ce jour dans les bras d'une amie. » Au zclc serviteur qui vous est envoyé,
M Confiez en toute assurance
5) L'objet de la plus tendre amitié', » Et comptez a jamais sur ma reconnoissance. »
TOUS
Qu'entends-je !
MUNSTER
Allons , ma fille , il faut suivre ses pas,
IDA
Ah! i'espère bientôt revenir dans vos bras. MUNSTER j en regardant la pi-iucesse.
Quel ai tifice infâme !
LA PRINCESSE, i pari.
Quelle fureur m'enflamme !
282 IDA
/ MUJVSTER, MARIE, IDA.
AL! de quel doux plaisir
Notre T 1 • • , Votre ^"^^^^J*^"^^'
Je cours près j o t • Cours aupès ^^ Sophie,
De la plus tendre amie !
Ociel! guide ^^^ pas!
Ne m'abandonne pas.
l'écuyer.
Ah! de quel doux plaisir Votre Ida va jouir!
(Aida.)
Coiu-ez près de Sophie , De la plus tendre amiej Allons, ne tardons pas; Venez, suivez mes pas.
LA PRINCESSE, àpart.
Je saurai te punir De m'avoir fait rougir.
Par moi toute la vie Tu seras poursuivie.
Tu n'échapperas pas , L'abîme est sous tes pas.
LE COMTE
Sachez vous contenir!
Vous allez v«. ûs trahir.
Si vous aimez Sophie , Ménagez son amiej Mais je crains vos éclats , Venez, suivez mes pas.
( Ida embrasse Munster et Marie, et suit l'écayer. La princesse sort de son côlé avec le comte. )