‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 187 sur 232 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

ma cour? Parle 5 quel que soit son rang, je t'en ferai justice.

IDA

Si j'avois quelques ennemis, m.on Lonlieur est si grand que je serois forcée de leur pardonner de porter envie à mon sort Mais rassurez-vous 5 Ida n'a

qu'à se louer de tous ceux qui l'approclient.

SOPHIE

Eh. bien, ne m'afflige donc plus en me parlant de ton départ.

Qu'une maîtresse Avec rudesse Dicte ses lois; Ah ! je conçois Qu'on méconnaisse Long-temps ses droits.

Mais ta Sophie Parle en amie.

Reste en ces lieux; *

De simples jeux.

L'amitié pure , Tout nous assure Un sort heureux.

Vaine puissance , Nous te fuirons, E*t garderons Dans l'innocence , Les souvenirs Des doux plaisirs I. 19

290 IDA

De notre enfance...

Tu t'attendris ! . . .

Des droits chéris Que mieux qu'un trône L'amitié donne.

J'obtiens le prix !

IDA

Ail! je sens en effet qu'il est plus facile de résister aux ordres d'une souveraine, qu'aux désirs d'une amie.

SOPHIE

Tu te rends ! je suis au comble de mes vœux.

Page 1