ACTE II, SCÈNE III
IDA
Puis-jé croire que ma souveraine?...
SOPHIE
Ah de grâce ! laisse ce nom, ne vois toujours en moi que ta Sopliie ; ce n'est que lorsque tu formeras quelque désir, que je consens que tute rappelles ma puissance.
IDA
Eli bien ! souffrez donc que j'implore la seule grâce
SOPHIE
Ali! parle 1 quelle est-elle?
IDA
Je l'avoue ; au sein de mon obscurité, je brûlois de vous voir un instant entouré de ces grandeurs que vous avez toujours méritées par vos vertus 5 j'ai joui de ce bonlieurj permettez-moi de retourner cliez mes pauvres parens.
SOPHIE
Je n'y puis consentir.
IDA
Voudriez-vous donc les priver de ma présence ?
SOPHIE
J'en sens trop le prix pour exiger d'eux un pareil sacrifice j non, ils te verront; je veux qu'à toute heure ils soient admis dans mon palais ; je les com-
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blerai de mes tienfaits , je jouirai de leur Lonlieur ; ne me dérobe point ce plaisir, le seul qui puisse me dédommager de l'ennui qu'on éprouve dans le rang où je suis.
Ah ! modérez l'excès des bontés dont vous m'accablez.
SOPHIE
Songe à ma position; et à quel sort je serois condamnée, si je u'avois poirt mon Ida pour me tenir lieu d'un père et d'un époux! A peine unie à Vinceslas, je le vois partir pour rejoindre ses armées; moi, j'arrive en ce palais, entourée d'une coui- nombreuse, mais qui, m' étant peu connue, me devient souvent à charge; enfin, tu le sais, la princesse de Ratibor est la seule qui, jusqu'à présent, obtint mon amitié dont je vais même lui donner une preuve, en consentant à l'hymen de sa fille avec le chevalier Herman d'Unna, mon parent.
IDA , à pai't.
Qu' entends- je ! (Haut.) Ah, Madame! si je vous suis chère, permettez que je sorte à l'instant de ces lieux.
SOPHIE
Cet empressement à me quitter n'est point naturel , aurois-tu donc à te plaindre de quelque personne de