ACTE II, SCENE VI
destinée 5 je ne suis point tranquille en ces lieux, et les Jîontés de Sophie me rassurent moins que ne m'effraie le courroux que doit avoir fait naître dans l'esprit de la princesse la scène de ce matin.
HERMAN
Oui, le dépit et la crainte de vous voir partager avec elle la confiance de Sopliie peuvent la porter aux derniers excès. Je viens à l'instant même, en traversant une des salles du palais, d'entendre prononcer votre nom; c'étoit la princesse qui s'entretenoit mystérieusement avec sou écuyer : Aussitôt, disoit-elle, que tu auras rempli mon ordre, pars pour mon château, et ramène ma fille Ils m'ont aperçu, et se sont à l'instant séparés.
IDA. .'
L'impératrice exige que je paroisse au Lanquet; j'obéirai; mais, dès ce soir, j'abandonne ces lieux pour ne les revoir jamais.
HERMAN
Ah! j'espère que Sophie, cédant à mes instances, consentira que les plus tendres nœuds
Non prince ; le devoirnous sépare pour toujours
Mais Sophie m'attend, souffrez que je vous quitte.
(Elle son.)
398 IDA
UERMAN.
Que de vertus et de beautés !