ACTE II, SCENE IV. iù
Mais, que dis-je? aux bourreaux, si je livrois ta vie.
Ma jalouse fureur leur porteroit envie j
Pour prix de ton amour, tout ton sang doit couler;
Mais c'est aux cliamps d'honneur que je veux t'immoler
C'est là qu'on me verra, poursuivant ma victime,
Satisfaire bientôt la rage qui m'anime.
Oui , traître ! le plaisir de répandre ton sang ,
Et d'assouvir ma haine en ton sein palpitant.
Rendra dans les fureurs de ce combat terrible.
Ma vengeance plus douce, et ta mort plus horrible...
Affectant la froideur d'un insolent dédain.
Tu crois...
ZÉANGIR
Je répondrai les armes à la main.
Ma valeur...
ZÉANGIR
A mes yeux, n'est qu'une vaine audace j Le vrai guerrier combat, et jamais ne menace.
IDALCAN.
Plus que toi, je soupire après l'heureux instant Où nous pourrons marcher à ce combat sanglant. Mais, s'il me faut encor supporter ton offense. Cette victime reste au moins à ma vengeance. Qu'on l'entraîne.
3(5 MIRZA
OBOSMIN.
Pourquoi m' arracher de ce lieu?
Je sais que le trépas m'attend : j'y vole; adieu.
(Il sort.) IDALCAN , à Vascar.
Allez ; dans les prisons que le traître gémisse , En attendant l'arrêt de son juste supplice.
( Vascar sort avec des gardes. )