ACTE II, SCÈNE IV
IDALC'AN , regardaut alleinalivetnenl Zéaiigir eL Oiosmiii.
Je ne sais ! et ce cloute odieux Redou])le les transports de mes sens furieux! Mais, que dis-je? laissons un voile impénétrable Me dérober l'auteur d'une fuite coupable 5 Et plutôt que le traître échippe à mon courroux , Qu'à l'instant tous les deux expirent sous mes coups.
OROSMIN.
Eh bien ! puisqu'on effet cette fuite est le crime Que brûle de punir la rage qui t'anime, Je dois te déclai-er que moi seul ai formé Le projet d'enlever l'objet qui t'a charmé j Mais les feux dont m'enflamme une épouse fidèle, Te prouvent que l'amour ne guidoit point mon zèle- Lorsqu'en servant Mirza, j'osai braver le sort, C'étoit pour la remettre au vertueux Phanor j Pour la ravir surtout à l'ardeur qui te presse; De ses propres destins pour la rendre maîtresse 5 Et la voir, choisissant elle-même un vainqueur, Au gré de ses désirs, disposer de son cœur.
ZÉANGIR, à part.
Qu'ai- je fait?
IDALCAN.
Déguisant un amour téméraire ,
Tu cherches vainement à calmer ma colère.
34 MIRZA
0 moment trop heureux! je vais être vengé!... De quel pesant fardeau je me sens soulagé!
( A Zéangir. )
Ah! Seigneur! permettez qu'envers vous je répare Les injustes soupçons d'un amour qui m'égare; Idalcan, se livrant à d'horribles éclats, Vous croyoit son rival.
ZÉANGIR
Et ne se trompoit pas.
IDALCAN.
Ciel! qu'entends-je?
ZÉANGIR
Un secret que je ne dois plus taire; Par pitié, punis-moi du crime involontaire D'avoir servi ta rage, et de perdre en ce jour Le mortel qui daignoit protéger mon amour.
IDALCAN.
Quelle affreuse lumière a passé dans mon âme ! A peine je contiens le transport qui m'enflamme. Quoi ! lorsque tout me porte à me venger de toi , De veiller sur tes jours, l'honneur me fait la loi ! Évitant un combat, je ne puis laisser croire Qu'Idalcan préférât la vengeance à la gloire. Ah ! rends grâce à ton sort que ces motifs puissans Retiennent le courroux qui bouillonne en mes sens :