‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 211 sur 232 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

LE COMTE, LES JUGES du tribunal secret.

LE COMTE

Etes-vous tous réunis? ,'i; .-:

UN JUGE

Tous.

A-t-on préparé dans ce souterrain les voiles dont nous nous couvrons, et tout ce qui peut nous éti^c nécessaire ?

3ï6 IDA.

UN JUGE

Oui.

LE COMTE

Eh Lien, il ne nous reste donc plus qu'à prononcer sur le sort de la prévenue , et d'effrayer par notre juste sévérité tous ceux qui seroient tentés de l'imiter. Rappelez-vous bien surtout le serment que nous avons fait de ne consulter aucun intérêt particulier ; mais seulement ce qui nous eft inspiré par la vengeance divine.

UN JUGE

C'est par notre conduite ferme et terrible que nous devons en imposer à tous ceux qui déclament contre une institution sacrée, qu'ils sont déjà parvenus à rendre suspecte au peuple.

LE COMTE

Avez-vous réparé votre oubli , en faisant afficher que, suivant nos lois, l'accusée pouvoit se présenter avec un défenseur, pourvu qu'il ne fût point choisi dans sa famille ?

UN JUGE

On s'occupe à placer ces avertissemens dans les différens quartiers de la ville, et principalement à la porte de tous les temples j mais je doute qu'Ida ait eu le temps d'en être prévenue.

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