‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 219 sur 232 · ACTE III, SCÈNE VI. SaS · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI. SaS

LE COMTE

Il n'est plus temps.

MUNSTER

Il l'est toujours de dévoiler l'erreur, et de sauver l'innocence.

Ignores-tu qu'étant père de la coupable , tu ne peux parler pour elle ?

MUNSTER

Ida n'est point ma fille.

IDA

Qu'entends-je!

MUNSTER

La nécessité de prendre sa défense me force à découvrir ce mystère.

LE COMTE

Inutile artifice. Qu'on l'entraîne....

MUNSTER

Je ne suis point son père , vous dis-je.

LE COMTE

Eh Lien ! nomme donc ses parens ?

MUNSTER

Je les ignore j et depuis quatorze ans que je la trouvai dans la forêt de Kurd, où sa mère avoit été assassinée....

IDA

LE COMTE

Que dis-tu?

La vérité. Je me flattai d'abord qu'un collier qu'elle portoit à son cou m'aideroit dans les recherches.,..

LE COMTE

Un collier ! Où est-il ? Je veux le voir.

IDA f étant le collier de ton cou.

Le voilà.

LE COMTE, jeUnt son voile.

Je n'ai plus de doute !

UN JUGEj an comte.

Quelle imprudence!

IDA

Quoi , Seigneur! c'est devons que je reçois la mort!

LE COMTE, la prenant dans gel bras.

C'est de moi que tu reçus la vie !

TOUS

De vous ?

LE COMTE

Ce portrait est celui de ta mère.

IDA

Veillé-je, ô ciel!

MUNSTER

Quel événement !

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