‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 220 sur 232 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

LE COMTE

Que faisois-je, grands dieux 1 (Aux juges.) Ali! renoncez au projet. ....

UN JUGE

Qu'osez-vous proposer? vous-même l'avez dit; aucun intérêt particulier ne doit nous arrêter.

LE COMTE

Mais songez

LES JUGES

' '■'■ ; Non, non; a la mort qui l'attend

Rien ne peut la soustraire.

(Ils veulent la saisir.)

''' ■ .Todom LE COMTE.

Ah ! quel horrible empressement !

LES JUGES

Quel coupable ménagement !

LE COMTE

Oubliez-vous que je suis père?

LES JUGES

Oubliez-vous votre serment ?

Allons , livrez-nous la victime ; La refuser seroit un crime.

Lorsque ces cruels sans pitié Osent proscrire l'innocence , Que la nature et l'amitié S'arment du moins pour sa défense.

( Il passe du côté dUda. )

326 IDA

roA.

iQuoi ! la nature et l'amitié Daignent s'armer pour ma défense î LE COMTE ET MUNSTER.

Oui , la nature et l'amitié S'arment pour prendre ta défense.

LES JUGES

C'en est trop ! l'arrêt est porté.

Il faut qu'il soit exécuté.

LES JIGES.

Oui , redoutez notre colère ; Siu' vous elle peut retomber; AUons , sors des bras de ton père ; Il laut marcher , il faut marcher.

LE COMTE

Ah! je crains peu cette colère j Cruels ! gardez-vovis d'approcher !

w \ Vainement des bras de son père

g I Vous chercheriez a l'arracher.

IDA

Ah! je frémis de leur colère; De vos bras ils vont m'arracher ; Respectez les jours de mon père ; Je vais marcher , je vais marcher.

( Les juges arraclieut Ida des bras du comle et de Munsler.)

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