SCÈNE PREMIÈRE
MADAME FONDOR, DUPONT.
MADAME FONDOR.
Allons, mon clier Dupont, calmez un pu vos scivs. C'est trop vous alarmer. Dès vos plus jeunes ans. Mon époux vous promit de vous nommer son gendre 5 Pour père vous avez son ami le plus tendre 5 Je vous sers 5 et ma fille , approuvant nos desseins , Par le don de son cœur, rend vos droits plus certains.
Mes droits, me dites-vous!,.. Ils sont sacrés, sans doute! Mais je n'en crains pas moins. j'i- ;
MADAME FONDOR.
Comment?
DUPONT
Oui, je redoute Que Fondor , en secret , ne forme un nouveau plan , Et ne donne Ernestîne à monsieur Rosalban. Mon rival a, dit-on...
MADAME FONDOR.
Tout ce qu'il faut pour plaire.
Il est jeune encor, riche ; et de plus, a pour père Un ministre !
DDPONT.
J'entends; ses biens, sa qualité Auront de votre époux flatté la vanité. La richesse, le faste ont pour lui tant de charmes !
MADAME FONDOR.
C'est vrai.
DUPONT
Qu'un tel rival doit me causer d'alarmes !
MADAME FONDOR.
Il faut en convenir ; Rosalban réunit Les qualités du cœur aux grâces de l'esprit; Généreux, obligeant, comme exemple ou le cite, Et l'on paroît partout d'accord sur son mérite. Il vit l'hiver dernier Ernestine à Paris,