‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 57 sur 232 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

FONDOR j avec liumeur.

Vous avez tort, Madame!

MADAME FOJVDOR.

Ce n'est qu'à son époux que doit plaire une femme. Je vous plais, mon ami 5 c'est tout ce qu'il me faut.

Vains discours que cela ! persiflage assez sot ! ,

Suivant les cas, se règle un esprit raisonnable. Cette toilette enfin, entre nous seuls passable, Peut, pour un jour d'éclat, ne point paroître bien.

MADAME FONDOR.

Elle est de votre goût, il ne lui manque rien.

FONDOR. ■ > ,'

Vous aurez la bonté pourtant d'en faire une autre.

MADAME FONDOR. ,,.-.., ; V

Non pas. ' : >.■.'•■;•;'•"•,;■, î; •,",'"

FONDOR.

Si fait, parbleu! quelle tête est la vôtre! Je suis homme. Madame 5 et je sais commander.

MADAME FONDOR.

Je suis femme. Monsieur j et ne sais point céder.

Laissez là, croyez-moi, la menace et l'injure ;

Priez, et nous verrons. ,

FONDOR.

Eh bien! je vous conjure

De mettre à vous parer et les soins et le temps Que vous y prodiguez quand je vous le défends.

MADAME FONDOR.

Je me rends. Vous, Monsieur, poui- avoir l'avantage, De recevoir cliez vous quelqu'un de haut parage , Dépensez à plaisir.

FONDOR.

Connoissez mieux mes plans.

Si j'attire chez moi des gens riches , puissans , Des grâces, du crédit, je trouve en eux la source. En pareille occurrence ouvrir ainsi sa bourse. Ce n'est point , croyez-moi, dépenser à plaisir, C'est savoir à propos semer pour recueillir :

Mais je crois que j'entends au loin une voiture

Emmenez votre fille , et soignez sa parure ;

Moi , je vais ordonner un repas de façon

A montrer siu' quel pied j'ai monté ma maison.

MADAME FONDOR, souriant.

Vos sermons n'étoient donc. Monsieur, que pour la forme?

ERNESTIAE.

Tout à l'heure , il est vrai, vous prêchiez la réforme?

FONDOR.

Sans doute.

ERKESTI?«E.

Et maintenant

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