‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 56 sur 232 · ACTE I, SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE Vil

FONDOR.

Eh bien?

MATHIEU

La sauriez-vous déjà?

FONDOR.

Non : qu'est-ce?

MATHIEU. V

Quoi ! vraiment?

FONDOR.

Voyez s'il parlera !

Que sais-tu donc, Mathieu? '

MATHIEU. " ■• ■ - ' '-' ^'''

Que dans cette demeuie , Monsieur de Rosalban arrive avant une heure.

FOiNDOR. 'i, ■ • i ss >''

Monsieur de Rosalban!

MATHIEU

Ses courriers sont en bas.

FONDOR.

Tous mes vœux sont comblés !

MATHIEU

Ils font un embarras !

FONDOR.

Allons, qu'on me seconde 5 et grâce à votre zèle.

Que tout prenne en ces lieux une face nouvelle. Que l'aisance et le luxe habitent ce séjour

(A Ernestine.)

De ta fête, tu dis que c'est demain le jour?

ERNESTINE

Oui.

FONDOR.

Bon ! En ton honneur , ce soir , chère Ernestine ,

On fait de la musique, on danse, on illumine

Je sais l'art d'éblouir un hôte à peu de frais 5

Le prétexte est heureux, et sert bien mes projets.

Rien de plus naturel que de fêter sa fille 5

Et c'est le plus doux soin d'un père de famille.

ERNESTINE

C'étoitbon autrefois; mais je sais qu'à présent On n'en agit ainsi qu'au Marais seulement.

FONDOR.

Paix! Sans tant discourir, volez à la toilette.

MADAME FONDOR.

La mienne, par malheur, pour la journée est faite.

FONDOR , avec ironie.

Ce négligé me semble en effet très-galant, Et ne sauroit manquer de charmer Rosalban.

MADAME FONDOR.

Cela m'importe peu !

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