‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 66 sur 232 · ACTE II, SCENE V. io · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE V. io

FONDOR.

Rosalban, sans paroître y penser, Tout à riieure m'a dit qu'il auroit à placer, Dans un mois, au plus tard, une assez forte somme. Il cherclie à la remettre entre les mains d'un homme Dont la grande fortune et les possessions Puissent lui présenter de sûres cautions. Faisons qu'à cliaque pas, témoin de ma richesse , A ra'ofFrir son argent de lui-même il s'empresse. Qu'il réponde à mes plans, et de ses fonds muni. Je me chargerai, moi, de tirer hon parti.

MATHIEU. '

Vous n'en allez pas moins dépenser

FONDOR.

Peu de chose.

MATHIEU

Ne comptez-vous pas?.

Une fête champêtre.

FONDOR.

Oui 5 pour ce soir, je dispose

MATHIEU

Il fait un vent! —

FONDOR.

Affreux.

io6 L'AVARE FASTUEUX.

MATHIEU

Il va pleuvoir

FONDOR.

Fort bien !

Même tonner !

FONDOR.

Tant mieux !

MATHIEU

Pourquoi donc tant de frais, quand leur perte est certaine?

FONDOR.

Ils sont tels, qu'on pourroit les calculer sans peine.

MATHIEU

D'abord, dans les bosquets, illuminations

FONDOR.

Grands apprêts au dehors , rien dans les lampions.

MATHIEU

Virtuoses fameux! enfaus de l'Italie

FONDOR.

Mauvais ménétriers , natifs de Picardie.

MATHIEU

Grand nombre de voisins à la fête invités

FONDOR.

Et dont sur mon bureau les billets sont restés.

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