‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 72 sur 232 · ACTE II, SCÈNE VI. ii · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI. ii

ROSALBAN.

C'est fort bien; mais j'espère Que cela ne vous gêne en aucune manière?

FONDOR , à part, mettaDt les billets dans sa poelie.

Si je pouvois! — (Haut. )01iî non Peut-être, cependant,

Aurois-je préféré

ROSALBAN.

Parlez-moi librement ; Je possède un ami dans ces environs même, Magnifique, obligeant, d'une richesse extrême : Personne mieux que lui

FONDOR, retirant les billets de sa poche.

Monsieur, vous avez tort; Acceptez mon argent, ou vous me fâchez fort.

ROSALBAN.

Et puis, je l'avoûrai ; de fort long-temps peut-être. De vous rendre ces fonds, je ne serois pas maître. Vous n'en exigeriez qu'un très-foible intérêt. Peut-être même aucun ; cela me gêneroit.

(Fonder remet les billets dans sa poche. )

Ajoutez même encor que cette préférence.

Qui vous seroit bien due en toute autre occurrence,

Sembleroit confirmer le bruit qui se répand :

On nous croiroit tout près d'accomplir notre plan ;

(Fonder retire de nouveau les billets de sa poche. )

ii6 L'AVARE FASTUEUX.

Notre projet, alors, n'étant plus un mystère. Il nous faudroit peut-être avancer une affaire Que certaine raison m'engage à différer, Malgré tout le bonheur que j'en dois augurer.

FONDOR.

Moi, sans rien calculer, quand je le peux, j'oblige : Ainsi donc, acceptez.

R0SALB4N.

Vous voulez?....

FONDOR , lui mettant le portefeuille dans la main.

Je l'exige.

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