‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 77 sur 232 · ACTE II, SCÈNE Vïtl. i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE Vïtl. i

MARCEL

Vous confondez, je crois; C'est moi, mon cher Monsieur, qui venois au contraire

FOIVDOR , avec trouble.

Oui c'est lui (A part. ) Je ne sais que dire ni que faire !

MADAME FONDOR, à part.

De tout ce que j'entends, que dois- je donc penser !

ROSALBAJV, àFondor. -*' l' ' '*

Eli bien! qu'attendez- vous? Vous semblez balancer-

Quoi! votre intention n est-elle plus la même?

FONDOR.

Je ne dis pas cela (A part.) Quel embarras extrême!

Si je veux persister, c'est fait de mon argent. Si j'ose reculer, quelle honte m'attend !

MARCEL. ■, /

Croirois-je qu'en effet? —

FONDOR , tirant ss bourse.

Oui, digne et galant homme.

Pour toi, depuis long-temps, je garde cette somme.

MARCEL, à part.

Est-il bien éveillé !

ROSALBAN, à Marcel.

Prenez donc.

MARCEL

Non vraiment.

FONDOR, bas à Marcel.

Fort bien.

ROSALBAN.

Par quel motif?

FONDOR y avec une gaîlé contrainte.

Le scrupule est plaisant.

MARCEL

Mais il doit vous sembler bien naturel, je pense : Ne m'avez- vous pas dit que cet argent?

FONDOR , lus à Marcel.

Silence!

MARCEL, continuant.

Appartient

A qui donc?

FONDOR.

A tous les malheureux.

MARCEL

Vous l'avez en dépôt

FONDOR.

Mis tout exprès pour eux.

MARCEL

Et vous même, d'ailleurs, si j'ai bonne mémoire, Vous êtes pour l'instant trop ^èné

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