ACTE IT, SCENE VIII. i
FONDOR, avec un éclat de rire forcé.
Quelle histoire !
ROSALBAN.
Cependant, s'il persiste encor dans son refus,
Je l'avoûrai. Monsieur, je ne douterai plus
Que, loin d'être en état de donner cette somme,
Votre intérêt exige ,. .
FONDOR, bas à Marcel.
Accepte, ou je t'assomme.
MARCEL
Moi, prendre?
FONDOR , de même , en lui mettant la bourse dans la maiu.
Prends le double encor , traître ! et tais-toi !
( A Rosalban.)
Il se résigne, enfin,
ROSALBAN.
Maintenant, je le voi, Vous jouissez.
FONDOR , à part.
J'étouiFe! Ah! quel assaut terrible !
MARCEL
Quoi! c'est vraiment un don
ROSALBAN. '' ■■
Qu'il vous fait.
MARCEL, tout ébahi.
Pas possible !
MADAME FONDOR.
Le beau trait ! le beau trait! Je n'y conçois trop rien;
Mais c'est égal; il faut que je l'embrasse.
(Elle saute au cou de son mari. ) ROSALBAN.
Bien.
FOXDOR , à sa femme.
Modérez-vous. ( a Marcel.) Et toi, va rejoindre ta nièce,
MARCEL
Volontiers. (A part.) Est-ce un rêve? En proie à la tristesse.
Je viens chez un avare apporter de l'argent,
Et loin de le donner, j'en reçois ; c'est charmant!
(Il sort.)