SCÈNE IL
ROSALBAN, DUPONT.
DUPONT
On m'a dit que Monsieur désiroit ma présence.
ROSALBAN.
Pardon, si j'use ainsi de votre complaisance. Monsieur Fondor a dû
DUPONT
Trop heureux de pouvoir.
Par mon zèle envers vous, accomplir son espoir.
ROSALBAN.
Vous êtes avec lui depuis long-temps, je pense?
DUPONT
Oui, dans cette maison j'ai passé mon enfance.
ROSALBAN.
Vous y devez. Monsieur, couler des jours heureux ; Tout le fait croire au moins. Fondor est généreux 5 Sa femme aimable et bonne, et sa fille
DUPONT
Charmante !
ROSALBAN.
Oui , sa beauté séduit , et son esprit enchante : En elle tout promet le destin le plus doux
Au mortel fortuné qui sera son époux
Dans ces cercles nombreux dont Fondor l'environne , Son cœur ne s'est encor déclaré pour personne?
DUPONT
Je sais bien que pour elle on brûle avec ardeur ; Mais je n'ose assurer qu'on ait touché son cœur.
ROSALBAN.
Comment 1 elle est aimée?.... Et de qui, je vous prie?
DUPONT
D'un jeune homme à qui même elle dut être unie.
Son père étoit instruit? —