ACTE m, SCENE II
DUPONT
Alors il approiivoit Les tendres sentimens que sa fille inspiroit.
ROSALBAN.
Quelle raison s'est donc tout à coup opposée Au bonheur?
DUPONT
Une loi, par Fonder imposée.
Et qu'on n'a pu remplir, a détruit tout l'espoir Que le jeune homme avoit d'abord dû concevoir.
ROSALBAN.
Quoi! ces conditions qui lui furent dictées?
DUPONT
Auroient été, Monsieur, bien vite exécutées. Si l'homme qui possède et vertus et talens. Ne luttoit pas en vain contre les intrigans ; Et si les protecteurs , pour la plupart frivoles, Prodiguoient aussi bien leurs soins que leurs paroles. Celui dont, par malheur, cette affaire dépend, Est sans doute bien loin d'y penser à présent.
ROSALBAN.
Pardon; mais le temps presse, et sans que je diffère, Il faut que je recoure à votre ministère.
DUPONT
Ordonnez.
i?.o L'AVARE FASTUEUX.
RÛSALBAN.
Écrivez ce que je vais dicter.
(A part, lorsque Dupont est placé pour écrire.)
D'un soin bien doux , songeons d'abord à macquitter.
(Il dicte. )
« Je m'empresse, Monsieiu-, de vous faire part que )) votre demande a été accueillie. C'est bien moins à mes )) démarcbes que vous devez ce succès qu'à la réputation » de vos talens, qui étoit déjà parvenue jusqu'au ministre 5 » il s'applaudit d'avoir trouvé l'occasion de les employer. » Recevez, je vous prie, mes félicitations, et l'assurance •» de mon entier dévouement. »
Bon. (Il signe.) Pliez cette lettre, et mettez-y l'adresse.
DUPONT. ' .'"ii''j î'.oicîljA
C'est pour?
RÛSALBAN.
Monsieur Dupont, à Saint-Denis.
DUPONT
Ciel!
ROSALBAN. :;:. .'.'..;
Qu'est-ce?
DUPONT
La surprise! la joie!.... 0 bonheur imprévu!
Qu'avez-vous ?