ACTE III, SCÈNE IV. i
Et m'a sollicité de venir à son aide.
Au jeune homme, aussitôt, cette maison s'ouvritj
Et depuis son enfance
ROSALBAN.
Oui , c'est ce qu'il m'a dit.
FONDOR , satisfait.
Quoi ! vraiment?
Il a même ajouté que pour mettre Le comble à vos bontés , vous daigniez lui permettre D'aspirer au bonheur de vous appartenir.
FONDOR , à part. ,' ( 'j> Ûl
Il s'est ouvert à lui. (Haut.) Roman fait à plaisir!
Sur quelques mots en l'air, bâti sans vraisemblance j y
Pour le rendre touchant, je gagerois d'avance, ':)
Qu'avec feu, du héros il vous a peint l'amour
Comme extrême et payé du plus tendre retour?
ROSALBAN.
C'est ce qu'il m'a caché. Vous daignez me l'apprendre j D'après cela, je sais quel parti je dois prendre.
FONDOR. , , ••
Comment! ne croyez pas qu'Ernestine
ROSALBAN.
Je crois
i36 L AVARE FASTUEUX.
Que nous devons songer à respecter un choix Que lui dicte son cœur, qu'autorisa son père.
FO.XDOR.
Mais encore une fois, Monsieur, c'est une affaire Pour laquelle il ne fut jamais rien décidé; Un plan vague, sans suite, et toujours éludé.
Le succès, disoit-on, dépendoit d'une place?....
FONDOR.
Des Dupont, c'est ainsi que je me débarrasse. Que pourroit obtenir le père, peu connu. Et n'ayant pour appui qu'une austère vertu ; Personnage d'ailleurs d'une assez mince étoffe; Qui n'est qu'homme de bien, et se croit philosophe? En faveur de son fils, c'est en vain qu'il voudroit Percer l'obscurité pour laquelle il est fait ; A l'intrigue étranger, l'emploi qu'il sollicite
ROSALBAN.
Vient d'être confié, Monsieur, à son mérite.
FONDOR.
Comment?
ROSALBAN.
Son fils en a la preuve dans les mains. Ainsi ses droits sont donc