ACTE QUATRIÈME
Londres. — La saUe de Westminster.
Une des créatures de Richard , Bagot , pour obtenir son pardon de la puissance du jour, accuse, devant
(8) They*ll talk of stale; for every one doth so, Against a change.
(9) Dar st thou , thou little better thing thau earth , Divine his downfal ?
SUR SHARSPEARE. 217
Henri et les lords y le jeune Aumerle d'avoir assassiné le duc de Glocester. Aumerle répond par un démenti et un défi. Cette querelle, inutile à l'action , n'a d'autre suite cjue d'en susciter d'autres parmi les seigneurs présents , et offre ainsi une fidelle image de Tirritabilité des esprits après une révolution.
Le duc d'York apporte à Henri TabdicatiGn de Richard en sa faveur. L'évêque de Carlisle s'élève avec véhémence contre cette abdication forcée. Pour prix de sa courageuse résistance à l'usurpation , on l'arrête comme coupable de haute trahison.
Henri ordonne qu'on amène Richard, afin qu'il abdique publiquement, et mette son successeur à l'abri de tout soupçon de violence.
Le lâche et in^sensé Richard , ne sait , ni refuser avec ferÊeté le sceptre à son rival, ni le lui céder avec résignation. Il proslitue à des plaintes extravagantes la dignité de son malheur. Après avoir déposé sa couronne, et Tavoir remise à Henri, il demande, (étrange idée ! ) qu'on lui apporte un miroir : il s'y regarde j et, surpris de s'y voir tel qu'il était aux jours de sa puissance , le traite de flatteur , et le brise à terre avec dépit. On peut croire à cet acte de folie de la part de Richard. Mais est-il vraisemblable qp'un roi d'aussi fraîche date que Henri se prête , en présence des pairs du royaume , à de pareilles fantaisies, et ne ménage pas plus les convenances? Enfin, après avoir joué cette comédie si peu royale, Richard demande à Henri une grâce; le nouveau roi la lui accorde : c'est de le délivrer de sa vue. Henri fait con-
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duire Richard à la Tour ^ et sort , après avoir indiqué le jour de son couronnement.
Aumerle se laisse entraîner dans un complot formé eontre Henri.