‹ Essais littéraires sur Shakespeare;Chapitre 180 sur 252 · SCÈNE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIÈME

Autre partie du champ de bataille.

Douglas attaque le roi, qu'il a cru déjà mettre à mort plusieurs fois, en frappant du coup mortel des guerriers revêtus d'armes semblables. Le roi , dans un moment où il est en danger , est sauvé par le prince de Galles , qui survient et met Douglas en fuite.

Hotspur et Henri se rencontrent et s'attaquent. Le prince de Galles donne le coup de la mort à son adversaire.

Dans le mêrae temps, Falslaff est attaqué par Douglas ; il tombe et feint d'être mort.

Henri compare ces ^eux victimes de la guerre , frappées presque en même temps; et , après avoir donné tous ses éloges au magnanime Hotspur , il fait sur Falstaff une oraison funèbre , où la compassion et un vieux reste d'amitié s'allient avec le mépris et la moquerie.

Dès qu'il est parti, Falstaff se relève , et conçoit le dessein de s'approprier la gloire du trépas d'Hostpur. Il s'assure bien que sa mort n'est pas aussi une feinte , en lui donnant un grand coup d'épée dans la cuisse, puis il le charge sur son dos.

Le prince de Galles rentre avec son frère Jean de Lancastre, et est tout surpris de voir Falstajff ressuscité, qui se vante d'avoir tué Hotspur, et déclare qu'il s'attend à être fait duc ou comte, pour sa récompense.

HENRI

«^1 1) Comment! C'est moi-même qui ai tué Percy ; et toi , je t'ai vu mort.

FALSTAFF

Toi ! Mon Dieu , mon Dieu , comme ce monde est adonné au mensonge i Je conviens avec vous que j'étais

PRINCE HBNRY.

(i i) Why , Percy I killed myself ,.and saw thee dead.

FA.LSTA.FF.

Didstthou? — Lord, lord, how ihisworldis given to lyingî — 1 grant you , I ^as down , and out of breath ; . aud so was he :

par terre et sans haleine , et lui aussi. Mais nous noos sommes relevés tous deux au même instant , et noos nous sommes battus pendant TLne grande heure sonnée à rhorloge de Shrewsbury. Si Ton veut m^ en croire, à la bonne heure \ sinon le pëché en demeurera à ceux qui devraient récompenser la valeur. Je veux mourir , si ce n'est pas moi qui lui aï porté cette blessure que vous lui voyez à la cuisse. Si l'homme était encore en vie, et qu'il osât me démentir , je lui ferais avaler un pied de mon épée. » t

Le prince lui promet de dorer son mensor^ des plus belles paroles quil pourra trouper , et Fals" taff sort pour aller demander son salaire.

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