LE ROI HENRI
(KiNG Henri v. )
Nous entrons dans une succession de pièces où nous ne retrouvons le génie de Shakspeare qu'à de longs intervalles. Ce ne sont guère que des chroniques dialoguées. Point de dessin dramatique, absence totale d'intérêt, quelquefois même de vérité historique , sur-tout quand Tamour propre anglais se trouve compromis avec la vanité française- Henri V j et les trois parties de Henri vi , n'ayant guère de commun avec des ouvrages de théâtre, que le dialogue et la division par actes et par scènes, nous glisserons sur l'analyse que nous en devons faire, avec le plus de rapidité qu'il nous sera possible. Il semble trop aisé de composer de pareils drames ; il ne s'agit que de prendre les personnages donnés par l'histoire, et de les faire converser longuement sur les situations les plus connues de leur existence historique. Du reste, aucune invention , aucune préparation. On n'a point à établir des contrastes habiles entre les caractères des différents personnages , entre les effets que le concours des divers incidents doit produire. Il n'est besoin ni de former un nœud ni de chercher un dénouement. On ne se propose pas de faire dominer sur tout l'ouvrage une grande idée, une grande impression morale. Point d'unité dans Tens'emble , point de variété dans les détails. Car la va-
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riété ne consiste pas 4.ant dans le nombre des objets que dans Tart aTec lequel ils sont présentés sou divers points de vuej et rien ne produit plus Teffel de Funiformité que la confusion perpétuelle.