SCÈNE PREMIÈRE
Bride weU. — Palais de Catherine.
Catherine est au milieu de ses femmes, lorsque Wolsey et Campeggio viennent la trouver , et cherchent , par des insinuations perfides, à obtenir qu'elle s'abandonne au jugement du roi. La reine n'est pas dupe de leurs artifices, et il y a dans sa réponse des traits qui méritent d'être cités.
(( (i) Plût au ciel que mes pas n'eussent jamais fuulé le sol anglais^ que je n'^eusse jamais connu les flatteried
(i) 'Would I had never trod this English earth. Or felt the flatteries that grow upon it!
qu'il produit ! Vous avcx des vîsages d'ange , maïs le ciel lit dans vos cœurs. Que vais-je maintenant devenir, infortunée que je suis ? Me voilà la femme la plus malheiH reuse qu'il y ait au monde. ( A ses femmes. ) Hëlàs ! Mes pauvres amies , quel est votre sort maintenant ? Naufragées sur un royaume où je ne trouve y ni pitié, ni ami, ni espoir \ aucun parent qui pleure sûr moi ^ où m'est à peine accordé un tombeau , où , comme la tige du lis qui fleurissait jadis . reine de la prairie , je vais pencher la tête et mourir ? »
Cette scène serait d une grande beauté y si elle avait un but, un résultat; mais elle est jetée au milieu de la pièce , sans y rien produire, sans influer sur Faction.