SCÈNE SECONDE
Palais du Roi.
Le sujet change. L'action, entamée et achevée par Shakspeare dans cette scène, est le renversement de Wolsey. Ce ministre astucieux ne cherchait à briser les nœuds de Henri et de Catherine que pour marier
Ye hâve angels' faces , but heaven knows your hearis. What will become of me now, wretched lady ?
I am the raost unhappy woman living. —
(To her women.) Alas poor wenches , wbere are now your fortunes ? Siiipwreck'd upon a kingdom , wbere no pity , No friends , no bope , no kindred weep for me, Ahnost, no grave allow'd me : — Like tbe lily. Thaï ouce was mistress of the field , and flourish'd» ru bang my bead , and periçb.
son roi aune princesse française , et assurer par là son i influence et son pouvoir.
Henri suivait la même route, pour arriver à un \ «aire bot. II est amoureux d'Ande de Boulen, il l*a déjà même épousée en secret j Wolsey, dont cet amour traverse les projets, a renvoyé Campeggio à Rome, afin de créer des obstacles au divorce qu'il avait préparé luî-^méme.
Mais des dépêches écrites de sa main sont tombées «ntre les mains du roi, et ont mis à jour toute cette contre-mine d'intrigues. En outre, Wolsey, parmi des papiers importants , a remis à son maître , par mégarde^ un état des biens énormes qu'il a amasséà dans le ministère.
Éclairé par ce double témoignage de la perfidie de Wolsey, Henri le confond, en mettant entre sea mains les preuves qu'il a contre lui , et ordonne qu'on l'arrête.
Wolsey , quand le roi est sorti , brave encore ses ennemis, par une audace impuissante; puis, saisi tout à coup d'un pieux repentir, il s'applaudit de sa cbule, qui lui rouvre le vrai cbemin du ciel.