‹ Essais orientauxChapitre 53 sur 109 · Voir · texte numérisé non relu

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t. Il décrivait leurs armées, leurs défis, leurs couventions, comment celui qui serait précipité dans Ogenos (rOcéan) céderait l'Olympe à son rival (Celse, dans Origène, VI, 42). Preller observe qu'Apollonius de Rhode semble suivre Phérécyde dans le chant qu'il prête à Orphée (I, 503) :

"HeiÔev 8' àç rpwxoç 'O^^wv "Eupuvoiir^ zz 'ûxeavi; vi^c^svto; 'e'/ov xpàto; OuXufiTuoio , *ti>ç T6 ^ir^ xat y epa'iv 6 [xèv Kpovo) tX^oSt Tijxf,? , îj 8è P^Tj , 671656 V ô' 6vi xufjiaaiv 'ûxeavoîo. Cette lutte est antérieure à l'organisation du monde , à en juger d'à près Tordre dans lequel Maxime de Tyr énumère les divei*s actes du drame cosmologique dans Phérécyde : àXXà x«t toO Sup(ou ttjv jioi'yjatv <jx({;;6t, x«l Tov Zijva xat ttjv yôovfTjv xai tov sv toûtoi; "Epwta xat Tf,v 'O^tov^coç "^fi^^^my xat Tf,v Oewv [JLayyjv xat tô $^v8pov xat tov tt^tcXov {Dissert. X, ap. Preller, Phereqfdes, dans le Rheinische Muséum, 1844).

3. La titanomachie n'est qu'un dédoublement de la gigantomachie, postérieur au développement de l'idée des dynasties et des rivalités divines.

choses, le roi de toutes choses *. Empédocle ente là dessus son dualisme de NeTxoç et ^^iXottjç. De Maistre et Darwin auraient souscrit des deux mains à l'oracle d'Heraclite, et peut-être lui-même y voyait déjà vaguement quelque chose d'analogue aux conceptions modernes. Mais ici encore la pensée philosophique n'est qu'une déviation du mythe. Cette lutte qui crée la concorde n'est point dès l'abord la lutte métaphorique des éléments, leur rencontre hostile et féconde ; c'est la lutte qui a précédé l'apparition visible du monde et qui, en dissipant la nuée ténébreuse, a fait jaillir l'univers sous le resplendissement de la lumière. Un disciple de Thaïes, Hippon, nous fournit le chaînon intermédiaire 2. L'humide est le principe premier; de l'eau naît le feu; le monde naît de la victoire du feu sur l'eau 3. L'Amour orphique a gardé le souvenir de ces luttes : l'Amour créateur, le mol Amour, est décrit sous les formes monstrueuses que la mythologie prête aux démons de l'orage : il naquit mâle et femelle, avec des têtes de bélier, de taureau, de lion, de dragon, a plus semblable à Typhée qu'à l'Amour, » observe avec étonnement un critique*;

1 . rioXs(xo( TcàvTwv jxèv ;:aT7[p sort, Tcàvtwv 8à paaiXe-j; (fr. 44; ap. Hip. Refat. Hœres.; IX, 9 ; Cf. Plut., Isis et Osiris, 48). — On attribuait les mêmes principes à Linus ; mais les fragments conservés sous ce nom sont apocryphes.

2. Logiquement, sinon historiquement. Son époque est inconnue. On le place sous Périclès, parce que Cratinus l'a ridiculisé dans une de ses comédies (Scholie aux Nuées, 96); l'induction n'est pas absolument décisive. Aristote le classe avec Thaïes (Métaph.y I, 3). Par la pensée, il appartient à l'enfance de la philosophie ; à peine un philosophe, dit Aristote (ôiaTrjv eutOweiav autou t^î ôiavo^aç). Sa théorie de l'identité de la semence avec la moelle, et de l'àme avec la semence, appartient à la plus vieille physiologie indo-européenne.

3. àpx.àç ï^7\ 'J'U/^pov t6 C8wp xai Ospiiov xô Tiup, fsvvciSiievov 8à to :iup liKO ûôaTOç , xaTocvix^aai ttjv tou Y£VVT(CTavTo; 8i5va(xtv, ouoc^aai te tov xda[jiov (Origène, PhUosoph. apud MuUach, Frag. phiL, T. 81).

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