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%. DiODORE, I, 7.
3. 'AvaÇflTfdpa Jupoa6^o^TT,«v Ëupi::i$T);. *AvaÇ«yopou 8à Xcîfoç tTclv ôtt TcoivTa ^v Tcaatv, etxa uoiepov ôiexpt'Or)* uerà Toeuta (ï>{x^7]aE xai S<i>xpdfT€(, xai SKI TO anopctStepov ^yotys tÔv Xo^ov. ojxoXoyeT ouv ttjv dtSaoxaXiav ■rfjv ap)(^afav
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Koux £[JL0{ ô {xSOoç, àXX' Sfnijç [xrjTpo; Tiocpa,
ôç oupavdç TE yaîa t'... (Dems d'Halicarnassë, V).
LES GOBHOaONIBS ARYENNES. 18?
avec quelle passion il se mit a la lecture du livre , espérant trouver là , expliquée , la cause de toutes choses : « mais quelle déchéance de mes merveilleuses espérances , quand , avançant dans la lecture du livre , je vis un homme qui ne faisait nul usage du î^wç, qui n'invoqtie point les Causes pour l'organisation des choses,, mais explique tout par des airs, des éthers, des eaux et autres absurdités ^ » Ana^çagore , dit Eudème , laissant là le NoCç , explique tout mécaniquement 2. Passe pour un philosophe des temps modernes, après nos orgies de dieu personnel, de réagir en réduisant le rôle du dieu à un minimum , à la chiquenaude initiale , laissant le reste au mécanisme : de tels scrupules à un tel temps ne se comprendraient pas , et la nouveauté de ridée eût conduit son inventeur à en user et abuser, non à la laisser doimir : voyez le dieu du Timée. Serait-ce par hasard que le mot Noue ne disait pas à Anaxagore tout ce qu'il pouvait dire au temps de Platon ou d'Aristote? Tel est le cas en effet : Aristote , qui remarque qu' Anaxagore se sert de son voBç comme d'un, deiùs ex machina quand il est embarrassé d'expliquer les choses, et que, dans les autres cas, il les explique par toute chose plutôt que par le vouç , remarque aussi qu'il emploie indifféremment vouç ou ^«^x'î ^ • <^ il semble distinguer les deux termes , dit-il , mais il s'en sert comme si les deux choses étaient une*. »
1 . bp& Svdpa tû (ilv vbi ouSàv )(^p<iSp.evov oM Tivaç attfa; â;catTiQS(iivov €1? To 8iflDtoa|JLetv ta wpd^f jjLata, a^paç 8è x«l «i0^p«ç x«\ C8«t« alTt(tS(jLevov x«l oXXa noXkk xai StoTua.
2. 'Avaforfopaç 81 tÔv vouv iéaa^ xat aùxo(x«TfCcav ta JCoXXà auvfatr^atv (ap. Simplicius, Phys., 73 b.).
3. *Av«5flrfdpaç t€ y*P H-^X-^^S XP^"^*^ "^V ^'i' ^P^^ *"^'*^ xoajxoîcoïiav , xai orav «KopTÎOTî Ôià t(v* aWav èÇ «varpiijç iaxi, t^tç izapùxii auTOv, ev 8à Totç oXXou navra [aoXXov aîtiatai tcuv fif^ofx^vcov ij voSv. {Met,, I, 4.)
4. *AvaÇay(îpa; 8* ïoixe [xàv iT«pov Xeygiv «fu/Tiv xt xa\ vo3v, utvmp cfTCpfASv xat icpdtepov, xpijtâi 8' aji^Tv è»ç [ki^ fuati [De Anirnùy I, 2).
188 BSBAI8 ORIENTAUX.
§31. Or, qu'est-ce que ^li'i Demandons au maître d'Anaxagore ^ à Anaximène. « L'âme qui nous gouverne est air 2, elle est en nous ce que Tair est dans le monde qu'il embrasse et pénètre » : ^i n'est point l'intelligence des modernes, le voCç du temps de Platon ; c'est le souffle, c'est Vanima, c'est l'air ; et par suite le voCç-^^ d'Anaxagore n'est lui non plus qu'un souffle surnaturel , un spiritits, identique de nature au vent qui, dans la cosmogonie védique , s'élève du chaos indistinct et précède l'éclosion de l'amour ^ ; identique au vent qui, chez les Orphiques, fait germer l'œuf d'amour * dans le sein infini du Chaos. Le NoCç d'Anaxagore sort de Y 'Hf d' Anaximène : c'est le vent qui souffle dans la nuée première et qui, eu la séparant , fera paraître les êtres confondus dans l'indistinct. Ce vent, qui est dans le monde ce que Tâme est dans la créature, a pris sans doute dans la pensée d'Anaxagore quelque chose de l'intelligence humaine ; mais , trop peu dégagé des formules primitives pour prendre conscience de son idée tout entière avec toutes ses conséquences, il reste embarrassé dans les définitions des physiciens. Son Nouç ne réussit pas à devenir la force personnelle et consciente qui organise le monde suivant un plan : c'est une force vague et immanente qui agite la matière indistincte et donne le branle au mouvement par lequel elle va s'organiser ^.