Jeu sur le mot pâda qui signifie à la fois pied et quart
3. C'est-à-dire • l'animé et l'inanimé, » et aussi « les créatures mortelles et les dieux. >»
l'es G0SM060N1ES ARYENNES. 195
offert fit sortir les bêtes des airs, celle des forêts et des étables.
« De ce sacrifice universel naquirent les hymnes saints et les chants ; de lui les mètres naquirent, et les formules du sacrifice.
« De lui naquirent les chevaux et tout ce qui a deux rangées de dents, et de lui naquirent les vaches et les chèvres et les brebis.
« Quand ils ont dépecé Purusha, en combien de parts Tont-ils partagé ? Où est sa bouche ? Où sont ses bras ? Où sont ses cuisses ? Où sont ses pieds ?
<( C'est le Brahmane que devint sa bouche ; c'est le Kshatriya que devint son bras ; c'est le Vaiçya que devint sa cuisse ; c'est de son pied qu'est né le Çùdra.
« La lune est née de sa pensée, et de son regard le soleil * ; de sa bouche Indra et Agni ; de son souffle est né Vâyu.
« De son nombril sortit l'atmosphère, et de sa tête se fit le ciel ; de ses pieds sortit la terre , de son oreille les régions de l'horizon : c'est ainsi que les dieux ont formé le monde ^. »
Puisque le sacrifice journalier entretient la vie du monde , que c'est une création continue *, un sacrifice
i. Dans les formules indiennes, soleil et lune, regard et pensée font couple {sûrya-candramàs ; caUshus-manas) , les deux premiers par liaison naturelle, les deux autres par liaison métaphorique, la pensée étant le regard intérieur. Or, le soleil, œil du monde, est né de l'œil de r Homme-Uni vers; donc, la lune a dû naître de sa pensée.